Le premier était une révélation. Le deuxième, une leçon difficile. Ce troisième, je l’aborde différemment — plus attentive, plus douce avec moi-même, et bien entourée. Voici pourquoi je jeûne, comment je me prépare, et ce que le protocole complet implique vraiment.
Trois jeûnes, trois expériences très différentes
Quand on me demande pourquoi je jeûne, je réponds souvent que le premier jeûne m’a répondu à ma place. C’était une semaine hors du temps — une clarté mentale que je n’avais pas connue depuis longtemps, une légèreté physique surprenante, et cette sensation, difficile à décrire, d’avoir enfin donné à mon corps l’espace dont il avait besoin. Je suis repartie de là transformée, convaincue que cette pratique ferait désormais partie de mon hygiène de vie.
Ce troisième jeûne, je l’ai décidé différemment. J’ai choisi le bon moment — une période où mon énergie est stable, où je peux ralentir. J’ai fait la descente alimentaire de manière plus douce, à mon rythme, en écoutant mes envies plutôt qu’en suivant un protocole à la lettre. Et j’y vais avec la confiance de celle qui sait déjà ce qui l’attend : les premiers jours difficiles, le basculement du 3ème jour, la clarté qui arrive, et cette remontée qu’il faudra honorer avec autant de soin que le jeûne lui-même.
Un jeûne, c’est bien plus que les jours sans manger
C’est l’une des choses que j’ai le mieux comprises avec l’expérience : une cure de jeûne ne se résume pas aux jours de jeûne proprement dit. Elle s’étend sur trois phases d’égale importance — et d’égale durée. La durée de la descente alimentaire et de la remontée est toujours identique à celle du jeûne. Pour un jeûne d’une semaine, c’est donc bien trois semaines en tout.
Autrement dit : la cure commence bien avant le premier jour sans nourriture, et elle se termine bien après le dernier. Négliger la descente, c’est imposer un choc au corps. Bâcler la remontée — comme je l’ai fait lors de mon deuxième jeûne — c’est prendre le risque de détricoter tout ce que le jeûne a mis en place.
Il commence dès que l’on choisit de revenir à l’essentiel.
La descente alimentaire, c’est l’art d’alléger l’assiette progressivement — et la détox commence déjà là. Bien avant le premier jour sans nourriture, l’organisme se met en mouvement : les organes d’élimination s’activent, les réserves se mobilisent. Cette semaine de transition, c’est aussi une invitation à changer de rythme et à prendre soin de soi autrement.
Cette fois, j’ai écouté davantage mon corps plutôt que de suivre un programme rigide. Certains jours j’avais envie de soupe, d’autres de fruits. C’est peut-être ça, la vraie leçon du deuxième jeûne : la douceur envers soi-même commence dans la descente.
Voici le fil conducteur tel que je le pratique et tel que le recommande Jeûne & Bien-être :
avant
avant
avant
veille
En parallèle, j’utilise le Pack Prépa Jeûne de Nutrivie — une synergie chardon-marie, radis noir, artichaut, desmodium — pour soutenir le foie et relancer les circuits d’élimination dès cette semaine de préparation.
Au-delà de l’alimentation : marches quotidiennes, brossage à sec le matin, bains chauds. Et surtout — ralentir. Réduire les obligations et les écrans. Le jeûne se prépare aussi dans la tête.
Pendant le jeûne proprement dit, seuls l’eau, les bouillons de légumes filtrés et les tisanes sont consommés. Pas de jus de fruits, pas de smoothies — pour laisser le système digestif au repos complet et permettre à l’organisme de se consacrer entièrement à la régénération cellulaire.
Les deux premiers jours sont souvent les plus difficiles — la faim, les habitudes, les repères qui vacillent. Puis, généralement autour du troisième jour, quelque chose bascule. L’organisme puise dans ses réserves de graisses, une clarté mentale s’installe, la faim disparaît. C’est souvent là que le jeûne devient une expérience intérieure autant que physique.
Une journée type : tisanes au réveil, marche douce le matin, bouillon chaud le midi, repos l’après-midi, tisane apaisante le soir. L’hydratation — 2 à 2,5 litres par jour — est la seule contrainte absolue. Le reste est une invitation au ralentissement.
C’est la phase que j’ai le plus négligée lors de mon deuxième jeûne — et dont j’ai le plus souffert. Après une semaine sans alimentation solide, le système digestif est au repos profond. Manger trop vite ou trop lourdement peut provoquer de véritables malaises. La remontée se fait dans le même esprit que la descente, en sens inverse.
Pourquoi j’ai choisi d’être accompagnée — et d’accompagner à mon tour
Ce troisième jeûne marque aussi un tournant dans ma pratique. Je jeûne cette fois avec Jeûne & Bien-être Pays Cathare, une structure avec laquelle je vais également encadrer des séjours. Transmettre ce que j’ai appris — y compris par mes erreurs — c’est une façon de donner du sens à ces trois expériences. Je travaille également avec Hygea et Alain Huot, naturopathe depuis plus de 30 ans et auteur d’une référence sur le jeûne.
Être accompagné(e) change profondément la qualité d’un jeûne — pas uniquement pour la sécurité, mais parce qu’un cadre bienveillant permet de traverser les moments difficiles sans les fuir, et d’intégrer pleinement ce que la cure révèle.
Pays Cathare
Au cœur du Domaine de Montcausson, entre Toulouse et Carcassonne. Séjours de jeûne et randonnée, piscine couverte, yoga matinal, équipe attentionnée dans un cadre exceptionnel.
Découvrir le centre →Alain & Sylvie Huot
Naturopathe depuis plus de 30 ans, auteur du livre de référence Le jeûne, une voie royale vers la santé (Éd. Dangles, 2019). Une approche holistique et 20 ans d’accompagnement.
Découvrir Hygea →Ce que j’en attends, forte de tout ça
Je pars dans ce troisième jeûne avec une intention que je n’avais pas les deux fois précédentes : simplement être là. Sans attendre de transformation spectaculaire, sans objectif de performance. La clarté mentale, la légèreté, la réinitialisation — je connais. Ce que je cherche cette fois, c’est vivre la cure avec plus de présence et de douceur, et l’envie de transmettre ensuite ce que ça fait de traverser ces trois semaines en pleine conscience.
Je partagerai ici mon retour d’expérience. Et si cette lecture vous donne envie de vous lancer, n’hésitez pas à explorer les séjours de Jeûne & Bien-être Pays Cathare ou à contacter Alain Huot chez Hygea.
